Le Sahel, épicentre du terrorisme mondial: une conférence à Genève
En marge de la conférence qui se tiendra jeudi 27 mars 2025 à 18h30 à l’Université de Genève, Uni Mail, salle MS150, Illia Djadi, membre de notre association, a été invité à l’émission de la Radio nationale suisse RTS. Il a offert une mise en perspective sur une région qui, pour la première fois, représente « plus de la moitié de tous les décès liés au terrorisme », selon le Global Terror Index (GTI). Le Burkina Faso figure en tête de cet index. L’urgence des actions menées par Médias Ébène à travers les médias, en tant que vecteurs favorisant le vivre ensemble, est plus prégnante que jamais.
Depuis plusieurs années, cette zone traversant l’Afrique d’est en ouest (principalement Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie) connaît une montée inquiétante des groupes djihadistes comme l’État islamique au Grand Sahara (EIGS), Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM, affilié à Al-Qaïda), et Boko Haram dans le bassin du lac Tchad.
Plusieurs facteurs contribuent à cette situation :
- La fragilité des États et le manque de contrôle sur de vastes territoires
- Les crises de gouvernance et l’instabilité politique (coups d’État récents)
- Les conflits intercommunautaires que les terroristes exploitent
- La pauvreté et le manque d’opportunités économiques
- Le changement climatique qui exacerbe les tensions liées aux ressources
Le retrait des forces occidentales (notamment françaises avec la fin de l’opération Barkhane) et les relations tendues avec les organisations régionales ont créé un vide sécuritaire. Parallèlement, l’influence de groupes comme Wagner (maintenant Africa Corps) s’est accrue dans la région.

Cette concentration d’activité terroriste, combinée à l’expansion géographique vers les pays côtiers comme le Bénin, le Togo et la Côte d’Ivoire, justifie qu’on puisse considérer le Sahel comme un nouvel épicentre du terrorisme mondial.