Afrique francophone

L’Afrique francophone désigne tous les États d’Afrique ayant la langue française en partage. Cela inclut plus de 18 pays contigus où le français est utilisé comme langue officielle et/ou véhiculaire. Ces pays s’étendent sur un immense territoire, représentant près de la moitié du continent africain, soit environ 5000 kilomètres du nord au sud et environ 4000 kilomètres d’est en ouest (de Tanger au nord du Maroc à Lubumbashi au sud de la RDC). En 2018, on estimait à environ 140 millions le nombre de francophones africains dans 31 pays et territoires d’Afrique francophone. Le français est arrivé en Afrique avec la colonisation par la France et la Belgique, et ces francophones d’Afrique forment maintenant la partie la plus importante de la Francophonie. N’hésitez pas si vous avez besoin d’autres informations ! 😊

Pontarlier, le 9 février 2026 – À l’initiative du FOMECAF (Forum des Médias Chrétiens d’Afrique Francophone), et à l’occasion de la Journée Mondiale de la Radio, un webinar exceptionnel se tiendra le vendredi 13 février. Ce rendez-vous stratégique réunira les acteurs majeurs de la radiodiffusion pour explorer une thématique d’actualité : « L’IA, un levier de développement pour la radio de proximité. »

L’IA : Un assistant, pas un remplaçant
Loin des craintes d’un remplacement des journalistes par des robots, cette conférence vise à démontrer comment l’Intelligence Artificielle (IA) peut devenir un allié stratégique pour les stations africaines. Face aux défis techniques, financiers et d’infrastructure, l’IA offre des solutions concrètes pour libérer du temps éditorial et améliorer la qualité sonore.

Deux experts pour une vision à 360°
Pour guider cette réflexion, le FOMECAF réunit deux regards complémentaires :

Jonathan Darboux (Bénin) : Spécialiste des solutions technologiques en contexte africain. Il détaillera les outils permettant d’optimiser la production, même avec une faible bande passante.
Emmanuel Ziehli (Suisse) : Expert international en médias. Il apportera son éclairage sur la préservation de l’éthique et de la chaleur humaine. Il reviendra notamment sur l’expérience de la radio suisse Couleur 3, illustrant pourquoi la responsabilité éditoriale et légale doit impérativement rester humaine.

« L’IA ne doit pas être vue comme un outil d’importation occidentale, mais comme une opportunité de mieux servir les auditeurs locaux en transformant la voix en texte et le bruit en son cristallin », souligne Mawuéna Abotchi le secrétaire permanent du FOMECAF, organisateur de l’évènement.

Au programme non exhaustif : Des solutions concrètes pour le terrain
Le webinar sera rythmé par des cas pratiques adaptés aux réalités des radios africaines :

Transcription : Pour transformer les émissions en articles web ou archiver le patrimoine oral sans saisie manuelle fastidieuse.

Élaboration des nouvelles locales : L’IA comme assistant pour structurer les brèves de proximité et hiérarchiser l’information collectée sur le terrain.

Aide technique sur les pannes : Utiliser des modèles d’IA pour diagnostiquer des problèmes matériels (émetteurs, consoles) quand l’ingénieur n’est pas sur place.

Traduction : Passer du français aux langues nationales/locales pour renforcer l’ancrage communautaire de la station.

Informations pratiques
Date : Vendredi 13 février 2026
Heure : 14h00 GMT
Lieu : En ligne (Webinar)
Inscription gratuite : https://bit.ly/4rKu5UF

Contact Presse : FOMECAF Mawuéna Abotchi, Secrétaire permanent fomecaf@gmail.com
WhatsApp : +228 92 48 20 78

Le rayonnement de Médias Ébène s’articule autour de deux piliers stratégiques :

  • La formation : À l’image de notre récent séminaire national à Abidjan (Côte d’Ivoire), nous renforçons les compétences des acteurs de la communication.
  • L’appui technique et logistique : Nous soutenons les radios confessionnelles d’Afrique francophone par l’envoi de matériel spécialisé.

Fin 2025, un conteneur chargé d’équipements studio et FM a été réceptionné à Lomé. Dans la foulée, nos équipes ont sillonné le nord du Togo pour accompagner quatre radios partenaires de la FOMECAF. Découvrez en images notre première étape à la Radio Missionnaire de Kara.

ABIDJAN, le 1er février 2026 – Le rideau est tombé sur un événement charnière pour le paysage médiatique confessionnel. Après trois jours d’échanges intenses au Centre de Formation et de Communication Audiovisuelle (CEFCA), le Forum des Médias Chrétiens d’Afrique Francophone (FOMECAF) a clôturé son séminaire national. Placé sous le thème « Résilience et responsabilité des médias chrétiens face au radicalisme », ce rendez-vous stratégique a tenu toutes ses promesses en matière de mobilisation et d’expertise professionnelle.

Une mobilisation nationale d’envergure

Le séminaire a confirmé l’ancrage territorial du FOMECAF avec des chiffres qui témoignent de l’urgence des enjeux traités :

  • 57 participants (dont 13 femmes et 44 hommes) issus de 24 médias chrétiens.
  • 7 villes de Côte d’Ivoire mobilisées : Abidjan, Abengourou, Bouaké, Yamoussoukro, Aboisso, Korhogo et Bonoua.

7 formateurs alliant expertise nationale et internationale pour encadrer les travaux.

Des voix fortes pour une mission de paix

L’engagement du FOMECAF pour une paix durable a été porté par des interventions de haut niveau. L’ouverture officielle a été marquée par la présence de Mme Odette N’Zi, Troisième Adjointe au Maire de Cocody, représentant le Maire Jean-Marc Yacé.

  • Les leaders du secteur ont réaffirmé leur vision commune lors des sessions :
  • Mme Olivia Beugré, Présidente du Bureau du FOMECAF.
  • M. Emmanuel Ziehli, Président de Médias Ébène et partenaire principal de l’événement.
  • Pr Abdoulaye Sangho, Président du Comité d’Organisation.
  • M. Germain Coulibaly, Directeur Général du CEFCA.

L’orateur principal, Illia Djadi, analyste à l’ONG Portes Ouvertes, a captivé l’auditoire par son analyse de la montée de l’extrémisme au Sahel, soulignant la responsabilité cruciale des médias chrétiens dans la prévention de la radicalisation.

Des ateliers pratiques orientés vers l’action

Quatre pôles de formation ont permis de transformer les enseignements théoriques en compétences concrètes :

  • Management des médias : Stratégies de recherche de financements, avec Denis Steffen.
  • Journalisme & IA : Lutte contre la désinformation et intégration de l’intelligence artificielle, avec Emmanuel Ziehli, Mawuéna Abotchi et Joël Kokou Djagbavi.
  • Technique de son : Captation et optimisation sonore, sous la direction d’Andrea Luzi.
  • Diffusion FM : Maîtrise technique et qualité de la radiodiffusion, avec Honoré Chabi Boni.

Une nouvelle feuille de route pour les communicateurs

Les travaux ont abouti à des recommandations stratégiques pour l’avenir des médias confessionnels en Côte d’Ivoire :

  • Unité d’action : Création de plateformes numériques pour favoriser une action concertée entre professionnels.
  • Virage technologique : Intégration responsable de l’IA et développement stratégique des podcasts pour élargir l’audience.
  • Éthique et vigilance : Un engagement renforcé contre les discours de haine et la désinformation.

« Abidjan 2026 n’est pas qu’une simple clôture, c’est la consolidation d’une communauté de communicateurs déterminés à faire de chaque micro et de chaque plume un instrument de cohésion sociale et de stabilité pour la nation. »

Grâce à vous, 2025 marque un tournant où vitalité missionnaire et logistique se sont conjuguées pour servir l’Évangile. Votre soutien a déployé notre action sur deux fronts : une veille technique constante et une présence stratégique sur le terrain.

Depuis notre base, le lien ne s’est jamais rompu. Avec plus de 2000 messages et 1000 appels, nous avons épaulé plus de 50 contacts. Pannes résolues et conseils en temps réel ont soutenu des stations du Burkina Faso jusqu’aux confins de la RDC. Votre aide transforme ce support technique en bouée de sauvetage pour ces radios isolées, garantissant que la voix de l’Évangile ne s’éteigne pas faute de maintenance.

Sur le terrain, l’impact est tangible. Nos missions nous ont menés de la conférence de Kigali (180 acteurs clés) aux réalités du Congo et du Niger venus au Rwanda. Point saillant en ce mois de décembre : notre présence à Lomé. Au-delà du séminaire éditorial, 6 visites de radios, l’arrivée d’un conteneur de matériel audio constitue une avancée majeure. Ce trésor technique, don d’une grande radio commerciale française, équipera une vingtaine de radios.

Légende: de gauche à droite Christian Gaspoz Médias Ébène, Sabine Mussard de Fréquence Oasis La Réunion, Emmanuel Ziehli et Denis Steffen de Médias Ébène lors du séminaire de Kigali, novembre 2025.

Les fruits de cette collaboration sont concrets : 50 techniciens formés à la maintenance et 200 producteurs outillés pour mieux proclamer la Parole. Nous avons aussi accompagné l’émergence de nouveaux projets, de la Guinée au Tchad, répondant à l’appel de zones encore en « silence radio ». Au-delà des chiffres, la vie jaillit : à Bukavu, la radio réhabilitée reprend sa mission ; en Centrafrique, un chef de chantier a trouvé la foi à l’écoute de Radio Sinaï.

Chaque boulon serré est une victoire spirituelle partagée avec vous. Merci de permettre à des millions d’âmes d’entendre la Bonne-Nouvelle.

C’est à Kigali, Rwanda, que le bureau de Médias Ebène a participé en octobre dernier au séminaire continental « Africa by Radio » (AbR), l’équivalent anglophone du Forum des médias chrétiens d’Afrique francophone (FOMECAF), lancé par notre association en 2019. Nous y avons joué un rôle central dans l’organisation, l’invitation d’acteurs clés, et l’animation de panels.

Le choix du Rwanda, voisin de l’Est du Congo, a permis d’accueillir des participants venus d’Ituri, du Nord et du Sud Kivu. Ces provinces sont violemment secouées par des groupes armés rebelles (M23, ADF), où l’insécurité et la radicalité menacent la paix et l’expression démocratique. Les conséquences sont lourdes : déplacements massifs et violations des droits humains.

Pourtant, au cœur de ce tumulte, les radios chrétiennes continuent de faire office de phares d’espoir et de résilience. Trois radios congolaises incarnent cette lumière et étaient présentes à Kigali : Radio Télé Réconciliation de Nyankunde (avec Jean-Luc Simabalayo), Radio Sola Deo Gloria de Bunyakiri (avec Floribert Kikwabantu) et Radio Ebène de Bukavu Chaï (avec Blaise Wemba).

Jean-Luc Simabalayo, d’Ituri, avait déjà été honoré du Prix François Sergy lors du FOMECAF 2020 à Lomé pour son projet de « radio intégrale ». slus récemment, Sa station a survécu en trouvant des compromis avec des groupes armés. Son témoignage est poignant : il a reçu des hommes à la radio sachant qu’ils avaient commis des meurtres le matin même.

En cette fin d’année, l’association souhaite saluer ces véritables héros, porteurs des valeurs du Royaume de Dieu (justice, paix, foi, dévouement). Leur engagement inspire, car leurs ondes transportent un message de lumière là où l’obscurité règne.

À Kigali, nous avons également eu la joie de retrouver des amis du Niger et du Mali, dont la situation demeure tout aussi précaire. À tous ces artisans de la paix et messagers de la bonne nouvelle, nous adressons notre gratitude et nos prières.

Abidjan, Côte d’Ivoire – Le paysage médiatique confessionnel d’Afrique francophone s’apprête à vivre un temps fort fin janvier 2026. Le Forum des Médias Chrétiens d’Afrique Francophone (FOMECAF) tiendra son Séminaire national à Abidjan, avec le soutien actif de Médias Ébène. L’organisation suisse, après une année 2025 dédiée à l’équipement technique, inaugure 2026 sous le signe de la montée en compétences et du renforcement des liens.

C’est un rendez-vous stratégique qui se dessine dans l’enceinte du CEFCA à Abidjan. Du 28 au 30 janvier 2026, décideurs et professionnels de l’information se réuniront autour d’une thématique centrale : « Résilience et responsabilité : le rôle stratégique des médias chrétiens d’Afrique francophone dans la lutte contre le radicalisme, la promotion de la paix et le renforcement de la cohésion sociale ».

De l’équipement à la formation : le tournant de 2026

Pour Médias Ébène, ce séminaire marque une évolution significative de son action sur le continent. Après avoir consacré l’année 2025 à de nombreuses interventions techniques — équipement, réparation et installation de radios — l’organisation entame cette nouvelle année en mettant l’accent sur le capital humain.

L’objectif est clair : renforcer les capacités des acteurs locaux et tisser des liens solides entre les différentes stations. « Médias Ebène salue l’initiative du FOMECAF et se réjouit qu’un impact probant puisse se faire au bénéfice des médias confessionnels ivoiriens », indique l’organisation, confirmant sa volonté de participer à l’essor d’une presse crédible et responsable.

Une expertise internationale au service des ateliers

Pour concrétiser cet engagement, Médias Ébène dépêche à Abidjan une délégation de trois experts chevronnés qui animeront des ateliers techniques l’après-midi, complétant les sessions plénières matinales réservées aux décideurs. Ces interventions cibleront les piliers essentiels d’un média moderne :

Denis Steffen interviendra sur la gestion des contenus, la programmation et l’administration des radios.

Andrea Luzi apportera son expertise sur les technologies de studio et l’optimisation de la qualité sonore.

Emmanuel Ziehli abordera les défis contemporains : le marketing, l’usage de l’Intelligence Artificielle et la recherche de financements.

Un double enjeu : stratégique et opérationnel

Le séminaire, structuré par le FOMECAF, vise à répondre à deux besoins distincts. Les matinées seront consacrées aux décideurs (promoteurs, directeurs, responsables marketing) pour traiter des enjeux macrostratégiques : modèles économiques viables, régulation et défis du secteur.

Les après-midi, place au terrain. Les professionnels de métier (journalistes, animateurs, techniciens) bénéficieront d’ateliers pratiques pour affûter leurs compétences. Cette approche duale vise à améliorer la qualité éditoriale, technique et managériale des organes de presse.

À travers cet événement, le FOMECAF et Médias Ébène réaffirment une mission commune : structurer et connecter les médias chrétiens pour qu’ils demeurent des vecteurs de stabilité sociale, de paix et de « vivre-ensemble » en Afrique francophone.

C’est avec une profonde émotion que nous apprenons, en ce début d’année, le rappel à Dieu de notre cher ami et frère, Albert Watto.

Figure emblématique de notre mission, Albert a servi avec dévouement en tant que membre du Conseil d’administration de Radios Ébène Développement, l’une des entités fondatrices de Médias Ébène. La reconnaissance de son engagement indéfectible devait être solennellement actée lors de notre Assemblée Générale du 15 mars prochain, date à laquelle il devait être nommé Président d’honneur de notre association.

Pionnier et artisan infatigable du soutien aux médias chrétiens en Afrique francophone, nous lui devons un héritage précieux. Dès 1977, aux côtés de Charles Guillot, il initiait des formats d’émissions holistiques et novateurs, spécifiquement pensés pour s’incarner dans la réalité des auditeurs africains.

Pour honorer sa mémoire et son œuvre, nous republions aujourd’hui le témoignage écrit par Charles Guillot sur son ami et compagnon de route. Ce document est disponible en intégralité au format PDF au bas de cette page.

Arrivé en France en janvier 1976 après avoir été instituteur au Congo-Kinshasa (Zaire), Djamba Albert Watto est animé par la volonté de servir le Seigneur. Il s’intègre rapidement aux réseaux missionnaires, fréquentant l’église évangélique de Nation aux côtés d’Alain Choiquier et collaborant avec les équipes de Radio Cordac.

Collaboration et amitié avec Charles Guillot

Sa rencontre déterminante avec Charles Guillot en 1977, lors de la Convention Chrétienne des Cévennes, aboutit à une collaboration fructueuse. Ils conçoivent d’abord « Radios Villages », un projet novateur visant à toucher les populations rurales par des contes, de la musique et des thèmes pratiques. Cependant, ce projet échoue face au conservatisme de l’époque, qui refuse les programmes ne consistant pas en de stricts exposés bibliques.

Loin de renoncer, ils lancent « Le défi de l’Afrique », produit par TWR. Ce programme se distingue par son approche humaniste : ne pouvant distribuer de l’aide matérielle, l’émission offre conseils et directives aux auditeurs démunis. Enregistré pendant cinq ans entre une église baptiste parisienne et les studios de Monaco, le programme est diffusé par plus de 50 émetteurs. Le succès repose sur le concept d’un « Africain qui parle aux Africains », utilisant proverbes et saynètes pour ancrer le message biblique dans la réalité culturelle.

Albert Watto, formateur

Sur le plan de la formation, Watto identifie un besoin crucial chez les pasteurs des églises issues de l’immigration : le manque de bagage théologique. Il crée alors le DEPAF (Département Africain de Missiologie) à l’Institut Biblique de Nogent-sur-Marne. Pendant 17 ans, cette structure dispense des cours le samedi pour professionnaliser le ministère pastoral. Cette vision évolue ensuite avec la création de l’Institut Baptiste Afro Caribéen (IBAC) au Blanc-Mesnil, fondé avec le pasteur Luc Saint Louis.

De gauche à droite: Mawuena Abotchi et Juliette Kpessou membres du Leadership de FOMECAF, Albert Watto et son fils Odingha, août 2024 lors de la Conférence internationale de l’entente et Coordination des Œuvres Chrétiennes (ECOC) à Cotonou.

Enfin, pour unifier ces communautés dispersées, il met en place l’ECOCE (Entente et Coordination des Œuvres Chrétiennes), qui fédère aujourd’hui 70 églises dans une fraternité spirituelle. Son engagement se poursuit également en tant que vice-président du conseil d’administration de Radios Ebène Développement.

Lire le témoignage de Charles Guillot au sujet d’Albert Watto (PDF) :

Kigali 2025 : un rendez-vous pour les médias chrétiens en Afrique – En octobre 2025, la capitale du Rwanda, accueillera un événement majeur pour les médias chrétiens africains. Ce rassemblement réunira des professionnels venus de tout le continent et d’ailleurs. Ensemble, ils réfléchiront, se formeront et s’encourageront dans leur mission : servir la Bonne-Nouvelle à travers les médias. Médias Ébène prendra part à ce séminaire en déléguant plusieurs personnes qui contribueront à la réussite de l’événement par leurs interventions. L’association soutiendra par ailleurs la participation de délégués en finançant les déplacements de représentants de République démocratique du Congo, du Togo et du Cameroun.

Une préparation spirituelle et une convergence fraternelle

Le bureau de Médias Ébène ainsi que le secrétaire du FOMECAF seront présents à Kigali du 14 au 24 octobre. Ces rencontres sont très attendues. En effet, de nombreuses personnes qui échangent depuis longtemps sur Internet et les réseaux sociaux auront l’occasion de se retrouver en personne. Les liens virtuels deviendront alors des liens fraternels bien réels.

Ces journées seront rythmées en français et en anglais par des ateliers, des séminaires et des temps de communion. Les participants chercheront à progresser dans leurs compétences, mais aussi à renforcer la qualité des relations humaines. Car l’œuvre médiatique chrétienne repose autant sur des cœurs disposés que sur des techniques.

La formation à l’honneur

En prélude à la conférence continentale, une formation des formateurs se tiendra du 14 au 18 octobre 2025. Animée par des intervenants venus du Cameroun, du Bénin et des États-Unis, elle visera à libérer le potentiel pédagogique de chaque participant afin de multiplier l’impact des initiatives médiatiques.

Par la suite, un réseau de formateurs médiatiques se réunira pour soutenir et équiper les nouvelles générations à travers des actions unifiées et durables.

Séminaire Kigali AbR formation des formateurs

Deux séminaires pour les anglophones

Pour les participants anglophones, un séminaire intitulé « From Concept to On-The-Air » proposera une formation complète en programmation, production, gestion et durabilité des médias radio et vidéo.

Un second séminaire, plus technique, intitulé «From the Mic to the Antenna», présentera les étapes nécessaires pour créer une station de radio et la maintenir en activité, du micro jusqu’à l’antenne.

La convention continentale

Point culminant de cette rencontre, la Convention continentale d’ABR Media se déroulera du 21 au 23 octobre 2025. Le programme, riche et varié, abordera des thèmes cruciaux pour notre époque.

Après une session d’ouverture consacrée à la persécution des chrétiens, la place des jeunes en Afrique sera débattue. Les défis contemporains, tels que l’intelligence artificielle (présentée par le président de Médias Ébène) et la pornographie sur les réseaux sociaux, seront traités avec clarté.

Le leadership en période d’hyperchangement et l’approche des réalités locales constitueront également un thème central. Les participants repartiront avec des outils pratiques pour leur mission.

Des temps d’échanges francs et constructifs permettront à chacun de trouver des idées concrètes pour améliorer son travail médiatique. Une visite au Mémorial du génocide de Kigali est également prévue. Ce moment de recueillement soulignera l’importance de la réconciliation et du témoignage.

Une œuvre spirituelle avant tout

Au-delà des programmes et des horaires, le succès d’une telle rencontre repose sur la prière et la préparation des cœurs. Les initiatives humaines trouvent leur fécondité dans la présence de Dieu et par l’action de son Esprit.

Prions afin que les participants repartent avec de nouvelles compétences, mais surtout avec une vision renouvelée de leur mission. « La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ » (Romains 10 : 17).

Chaque média chrétien a ainsi la vocation de rendre la Parole audible et accessible jusque dans les endroits les plus reculés du continent.

La communauté catholique visée : au moins 40 civils tués dans une attaque attribuée aux ADF

27 juillet 2025

Le centre de Komanda, situé dans la chefferie des Basili en territoire d’Irumu (à environ 75 km de Bunia, province de l’Ituri en RDC), a été le théâtre d’un massacre dans la nuit du 26 au 27 juillet 2025. Cette attaque meurtrière, imputée aux rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF), a fait plus de quarante morts parmi les civils, avec plusieurs personnes portées disparues.

Les assaillants lourdement armés ont pénétré simultanément dans la localité par quatre quartiers : Zunguluka, Umoja, Kipeyayo et Buliki. Ils ont notamment visé une veillée religieuse catholique organisée dans une salle polyvalente, où des paroissiens préparaient les célébrations du cinquantenaire de leur église locale.

Un survivant, encore sous le choc, a rapporté : « Les ADF ont surgi alors que nous dormions. Ils ont verrouillé les issues, ont sélectionné qui tuer, qui attacher, et ont emmené certaines personnes en otages. J’ai survécu par miracle en me cachant derrière des pièces de moto sous un matelas, comprenant leur langue. »

Destructions et victimes

L’attaque a causé d’importants dégâts matériels : habitations incendiées, commerces saccagés et un véhicule Fuso entièrement calciné avec une victime à l’intérieur. Les assaillants auraient également tué un malade mental près de la banque CADECO avant leur incursion principale.

Le quartier de Kipeyayo et ses alentours ont été particulièrement touchés, avec plusieurs corps qui n’auraient pas encore été recensés.

Exode massif et paralysie économique

L’attaque a déclenché un mouvement de panique générale, poussant de nombreux habitants à fuir vers des zones considérées comme plus sûres ou à se réfugier en brousse. Ce dimanche, le centre habituellement dynamique de Komanda demeure largement déserté, la plupart des commerces restant fermés par mesure de précaution.

Réaction des autorités

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) affirment avoir rétabli leur contrôle sur la zone et ont déployé des unités aux points d’accès stratégiques. Cependant, aucune déclaration officielle des autorités provinciales ou militaires congolaises n’a encore été communiquée concernant ce massacre.

La population locale exige une intensification des opérations militaires et une protection renforcée des civils, continuellement pris pour cibles dans cette région de l’Ituri, dans l’est de la RDC, en proie à une insécurité chronique.

Le bilan reste provisoire, les recherches se poursuivant pour localiser les disparus et les victimes dans les zones reculées.

Correspondance d’Olivier Okande depuis Komanda (RDC)

La Cinémathèque Afrique de l’Institut français lance au Cameroun une tournée intitulée « La Cinémathèque Afrique au Cameroun – Voyage au Cœur du Patrimoine Cinématographique Africain », du 10 au 13 juin 2025,en partenariat avec le Cinéma Numérique Ambulant (CNA).

Cet événement a pour objectif de faire rayonner la richesse et la diversité du patrimoine cinématographique africain et camerounais à travers plusieurs initiatives : des projections de films en plein air accessibles au grand public, des conférences autour du cinéma africain, ainsi que plusieurs animations culturelles de proximité.

La Cinémathèque Afrique sur les routes du Cameroun, plus proche de ses publics

Cette tournée démarre à l’Institut français du Cameroun à  Douala  puis sillonnera les villes de Dibombari et Kribi où auront lieu des projections en plein air de films africains dont des films camerounais dans des lieux emblématiques tels que l’esplanade de la Maison de la Culture à Dimbombari, ou encore la plage de Ngoyé à Kribi.

L’Afrique en images : la Cinémathèque Afrique au fil des routes camerounaises et des récits du continent

À travers cette initiative, la Cinémathèque Afrique et le Cinéma Numérique Ambulant vont à la rencontre de publics divers, des quartiers urbains aux communautés rurales, pour les rassembler autour du cinéma africain, dans une démarche inclusive et participative.  Le grand public camerounais pourra ainsi (re)découvrir des œuvres emblématiques du telles que La vie est belle de Mwezé Ngangura et Benoît Lamy, Le ballon d’or de Cheik Doukouré, Bal Poussière de Henri Duparc, ou encore Akissi, d’Alexandre Coste, adaptation animée de la bande dessinée de Marguerite Abouet.

Quatre films camerounais seront également mis à l’honneur, parmi lesquelles Angles de Frank Thierry. Lea Malle, Ngoungoure d’Aïssatou Njayou, ainsi que Walls de Narcisse Wandji.

Une initiative éducative, culturelle et citoyenne

En complément des projections de films africains et camerounais, la Cinémathèque Afrique et le Cinéma Numérique Ambulant organisent également des animations dédiées et des temps d’échanges afin de favoriser une réflexion collective autour de l’image, du récit et de la mémoire. Cette initiative s’inscrit dans une démarche culturelle et pédagogique inclusive visant à sensibiliser les différentes communautés camerounaises à la richesse de l’héritage cinématographique africain et à renforcer l’éducation critique à l’image. 

La Cinémathèque Afrique : un héritage cinématographique plus proche de ses différents publics

Avec plus de 1 800 films provenant de 45 pays, la Cinémathèque Afrique rassemble l’une des plus riches collections de cinéma africain au monde, allant des années 1950 à nos jours. Son catalogue comprend aussi bien des courts que des longs-métrages, des films d’animation, des documentaires, ainsi que des archives. Ce patrimoine unique, fort de plus d’un millier de réalisateurs, témoigne de la diversité des regards artistiques portés sur l’Afrique et des liens culturels tissés entre les jeunes générations camerounaises et africaines et leur patrimoine cinématographique.

Cette initiative au Cameroun s’inscrit pleinement dans la mission de la Cinémathèque Afrique de préserver, valoriser et diffuser le patrimoine audiovisuel africain, en particulier auprès des jeunes générations.(c)