Afrique francophone

L’Afrique francophone désigne tous les États d’Afrique ayant la langue française en partage. Cela inclut plus de 18 pays contigus où le français est utilisé comme langue officielle et/ou véhiculaire. Ces pays s’étendent sur un immense territoire, représentant près de la moitié du continent africain, soit environ 5000 kilomètres du nord au sud et environ 4000 kilomètres d’est en ouest (de Tanger au nord du Maroc à Lubumbashi au sud de la RDC). En 2018, on estimait à environ 140 millions le nombre de francophones africains dans 31 pays et territoires d’Afrique francophone. Le français est arrivé en Afrique avec la colonisation par la France et la Belgique, et ces francophones d’Afrique forment maintenant la partie la plus importante de la Francophonie. N’hésitez pas si vous avez besoin d’autres informations ! 😊

Illia Djadi en 2023 à Lomé

En marge de la conférence qui se tiendra jeudi 27 mars 2025 à 18h30 à l’Université de Genève, Uni Mail, salle MS150, Illia Djadi, membre de notre association, a été invité à l’émission de la Radio nationale suisse RTS. Il a offert une mise en perspective sur une région qui, pour la première fois, représente « plus de la moitié de tous les décès liés au terrorisme », selon le Global Terror Index (GTI). Le Burkina Faso figure en tête de cet index. L’urgence des actions menées par Médias Ébène à travers les médias, en tant que vecteurs favorisant le vivre ensemble, est plus prégnante que jamais.

Depuis plusieurs années, cette zone traversant l’Afrique d’est en ouest (principalement Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie) connaît une montée inquiétante des groupes djihadistes comme l’État islamique au Grand Sahara (EIGS), Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM, affilié à Al-Qaïda), et Boko Haram dans le bassin du lac Tchad.

Plusieurs facteurs contribuent à cette situation :

  • La fragilité des États et le manque de contrôle sur de vastes territoires
  • Les crises de gouvernance et l’instabilité politique (coups d’État récents)
  • Les conflits intercommunautaires que les terroristes exploitent
  • La pauvreté et le manque d’opportunités économiques
  • Le changement climatique qui exacerbe les tensions liées aux ressources

Le retrait des forces occidentales (notamment françaises avec la fin de l’opération Barkhane) et les relations tendues avec les organisations régionales ont créé un vide sécuritaire. Parallèlement, l’influence de groupes comme Wagner (maintenant Africa Corps) s’est accrue dans la région.

Cette concentration d’activité terroriste, combinée à l’expansion géographique vers les pays côtiers comme le Bénin, le Togo et la Côte d’Ivoire, justifie qu’on puisse considérer le Sahel comme un nouvel épicentre du terrorisme mondial.

Alors que les dirigeants africains se réunissaient récemment à Addis-Abeba pour le sommet de l’Union africaine, le continent est englouti dans une crise sécuritaire croissante qui passe presque inaperçue dans les médias occidentaux. Du Sahel au Soudan, la violence, les insurrections et l’instabilité poussent des millions de personnes au bord du gouffre. C’est une situation que l’Occident ne peut plus se permettre d’ignorer non seulement par devoir moral, mais aussi par intérêt stratégique à long terme. Analyse d’Illia Djadi, membre du leadership de FOMECAF et analyste sénior pour l’ONG Portes Ouvertes à Londres.

Une escalade alarmante de la violence

La propagation des conflits à travers l’Afrique a atteint des proportions inquiétantes. L’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale sont devenues des foyers de violence, avec une hausse marquée des insurrections islamistes et des activités terroristes. Le Sahel est désormais le nouvel épicentre du terrorisme mondial, les groupes djihadistes profitant de la faiblesse des États, des frontières poreuses et des griefs locaux pour étendre leur influence. Des pays comme le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont en pleine tourmente, les civils subissant le poids de la violence.

Des crises humanitaires ignorées

Cette montée des conflits a déclenché des crises humanitaires dévastatrices, notamment au Nigeria, au Soudan et en République démocratique du Congo. Des millions de personnes sont déplacées, des milliers ont été tuées dans des conflits brutaux. Les camps de réfugiés débordent, les violations des droits humains sont omniprésentes, et les organisations d’aide humanitaire sont dépassées par l’ampleur des besoins. Pourtant, malgré cette souffrance humaine immense, la crise ne figure guère sur le radar des décideurs occidentaux.

Des millions de personnes sont déplacées, des milliers ont été tuées dans des conflits brutaux. Les camps de réfugiés débordent, les violations des droits humains sont omniprésentes, et les organisations d’aide humanitaire sont dépassées par l’ampleur des besoins. Pourtant, malgré cette souffrance humaine immense, la crise ne figure guère sur le radar des décideurs occidentaux.

Illia Djadi

Les racines profondes de l’instabilité

Au cœur de cette instabilité se trouvent la mauvaise gouvernance et la fragilité des États. Partout sur le continent, des gouvernements faibles sont incapables de fournir des services de base ou d’assurer la sécurité de leurs populations. La corruption, les luttes politiques internes et l’érosion des normes démocratiques ont rendu les citoyens vulnérables et désabusés. Ce vide de gouvernance a permis aux groupes insurgés de s’implanter, exploitant les frustrations locales pour recruter et étendre leur emprise.

Lorsque l’extrémisme islamiste a pris pied en Syrie et en Irak à partir de 2013, l’Occident a réagi rapidement et avec détermination. Aujourd’hui, alors que des califats islamistes s’établissent en Afrique, il semble y avoir peu d’empressement à intervenir pour les empêcher.

Et maintenant, une inquiétude supplémentaire se profile. Les États-Unis, par exemple, ont laissé entendre qu’ils pourraient réduire l’assistance de l’USAID. Ce serait catastrophique pour des millions de personnes vulnérables. L’aide humanitaire ne sauve pas seulement des vies, elle aide à stabiliser les régions fragiles en offrant éducation, soins de santé et sécurité alimentaire des outils essentiels pour prévenir la radicalisation. Sans ce soutien, le risque d’extrémisme violent augmentera considérablement.

Soldats maliens à Gao en 2013

L’importance d’une réponse occidentale proactive

L’Occident doit reconnaître que la crise africaine n’est pas secondaire à d’autres, comme les guerres en Ukraine et à Gaza—elle a des implications directes pour la sécurité et la stabilité mondiales. L’instabilité en Afrique alimente les réseaux de trafic humain et de drogue qui mènent souvent directement à l’Europe. De plus, à mesure que la violence pousse davantage de personnes à quitter leur foyer, les pressions migratoires sur l’Europe augmenteront inévitablement. Ignorer les causes profondes de ces crises ne fera que créer une nouvelle vague migratoire, que les gouvernements occidentaux tentent désespérément de maîtriser.

L’Occident doit aller au-delà de la rhétorique et s’engager dans des partenariats à long terme qui renforcent les initiatives africaines visant à résoudre les défis en matière de sécurité, de gouvernance et de développement.

Illia Djadi

Il existe encore une opportunité pour un engagement significatif. Le sommet de l’Union africaine offre une plateforme pour que les dirigeants africains tracent un chemin vers la paix et la stabilité, mais ils ne peuvent réussir sans soutien international. L’Occident doit aller au-delà de la rhétorique et s’engager dans des partenariats à long terme qui renforcent les initiatives africaines visant à résoudre les défis en matière de sécurité, de gouvernance et de développement.

Vers une stratégie globale et inclusive

Une stratégie globale est urgemment nécessaire, incluant un engagement diplomatique, une aide au développement et une assistance en matière de sécurité. L’Occident devrait investir dans le renforcement des institutions, soutenir les transitions démocratiques et promouvoir une croissance économique inclusive. Il est tout aussi crucial de s’engager à résoudre les causes profondes des conflits, telles que la pauvreté, les inégalités et le changement climatique.

Ignorer la crise en Afrique n’est plus une option. Le coût de l’inaction se mesurera non seulement en souffrances humaines, mais aussi en instabilité mondiale. L’Occident doit saisir cette chance de soutenir des solutions africaines aux problèmes africains. Une Afrique stable et prospère est dans l’intérêt de tous.

En regardant vers l’avenir, il est essentiel de réfléchir à la manière dont chacun peut contribuer. Soutenir des organisations humanitaires fiables, plaider pour le maintien de l’aide internationale et rester informé de la situation sont des actions concrètes qui peuvent conduire à un changement positif. Aborder ces défis n’est pas seulement une question d’aider l’Afrique c’est œuvrer pour un monde plus sûr et plus équitable pour tous.

Texte librement inspiré de son original en anglais paru le 19 février 2025 dans les colonnes de « The Tablet » sous le titre « The forgotten crises in Africa » avec remerciements.

La radio Koode Kisndam de Dourbali, dans la région du Chari Barguimi, a été officiellement inaugurée le 13 février dernier, à l’occasion de la Journée mondiale de la radio. Cet événement unique et sans précédent a marqué l’histoire de la localité, qui accueille ainsi sa toute première station de radio.

Dourbali, le 21 février 2025

Les autorités administratives, y compris le gouverneur de la région, ainsi que les autorités traditionnelles et religieuses, étaient présentes aux côtés des habitants de Dourbali pour célébrer cet instrument auquel ils placent tous leurs espoirs pour un développement tant attendu.

La radio Koode Kisndam, installée dans ses propres locaux construits par son promoteur, Moussa Batchaguine, surnommé ici « le pasteur des Bororos », émet sur la fréquence 99.1 FM avec un émetteur de 1000 watts et un pylône de 42 mètres de hauteur. Elle desservira une population cosmopolite et majoritairement musulmane, très attachée à l’oralité et à l’écoute de la radio.

Bien que dédicacée et ouverte au public, Koode Kisndam doit encore relever le défi de compléter ses installations, notamment en installant un paratonnerre pour protéger ses équipements des fréquentes tempêtes électriques dans la région.

Médias Ebène a contribué à ce lancement en offrant une formation complète aux équipes de la radio, couvrant des sujets tels que la gestion rigoureuse des ressources financières, la recherche de fonds, le marketing, l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la création des programmes et l’utilisation du matériel technique. Ces formations ont été confiées à nos bénévoles Christian Gaspoz et Emmanuel Ziehli.

/Les autorités administratives, dont le gouverneur de la région, ainsi que les autorités traditionnelles et religieuses, se sont jointes aux habitants de Dourbali pour célébrer l’inauguration de cette nouvelle radio.

orpailleurs-nyankunde

La Radio Télé Evangile Réconciliation (RTER) est située à Nyankunde, dans la province de l’Ituri, à l’est du Congo. En septembre 2002, le Centre Médical de Nyankunde a subi l’un des plus graves massacres du conflit d’Ituri. Pendant 10 jours, les combattants ngiti de Germain Katanga, connus ensuite sous le nom de FRPI, ont tué à Nyankunde et aux environs au moins 12 000 personnes. La notion de réconciliation propre à la radio que dirige Jean Luc Simbilyabo n’est pas galvaudée. Très récemment, il nous faisait part de cet exemple magistral de « radio intégrale » que nous avons le plaisir de vous partager ici.

La quête de l’or et ses défis

L’histoire de la radio télé Evangile réconciliation (RTER Nyankunde) est étroitement liée à celle des orpailleurs. Ces chercheurs d’or courageux, malgré des conditions difficiles, travaillent sans relâche pour améliorer leur vie et celle de leur communauté, illustrant une solidarité et une résilience exemplaires.

Chaque jour, hommes et femmes partent à la recherche de l’or dans des zones reculées, avec des outils rudimentaires et une détermination sans faille. Sans équipements modernes, leur tâche est compliquée et leur productivité limitée. Néanmoins, ils persistent, non seulement pour subvenir aux besoins de leurs familles, mais aussi pour soutenir des projets locaux, notamment notre station de radio.

La radio comme pilier de la communauté

Leur histoire est remarquable, notamment par leur soutien financier envers notre station, malgré leurs faibles revenus. Ils reconnaissent l’importance d’un média local pour donner une voix à la communauté, informer, éduquer et unir les gens. Ce soutien nous permet de maintenir et d’élargir nos émissions, reliant ainsi leur travail au développement de la région.

En retour, notre radio propose des programmes spécifiques pour aider les orpailleurs, les informant sur la gestion des ressources, les bonnes pratiques en matière de santé et de sécurité, et leurs droits. La radio leur offre une plateforme d’expression et d’échanges, renforçant la solidarité et favorisant des solutions collectives. Les effets sont visibles : les orpailleurs voient désormais leur métier comme une opportunité de transformation.

Un avenir rempli d’espoir

Cependant, les orpailleurs font face à des défis majeurs, notamment l’accès limité aux soins médicaux et aux équipements de protection. Les enfants souffrent de malnutrition et les décès prématurés sont fréquents. Malgré ces épreuves, ils aspirent à un avenir meilleur.

Le soutien des autorités locales à l’exploitation artisanale de l’or offre une alternative à une jeunesse souvent tentée par les groupes armés. Dans l’est de la RDC, cette activité représente un espoir tangible pour des milliers de familles.

Avec un meilleur accompagnement, les orpailleurs pourraient augmenter leur production et leur impact positif sur la communauté, transformant ainsi leur vie et renforçant des projets locaux comme notre radio. Leur courage et détermination, avec un soutien adapté, ouvrent la voie à un avenir où chacun contribue au développement collectif, bâtissant un monde meilleur pour les générations futures.

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Jean Luc Simbilyabo, directeur de la Radio Télé Évangile et Réconciliation de Nyankunde lors du premier séminaire de formation organisé à Lomé en 2019.

Pontarlier, le 27 décembre 2024. Début décembre, les associations « Comité de Soutien à l’Enfance de Lomé » (CSEL) et « Médias Ebène » ont signé un accord concernant la reprise administrative et financière du projet « Les Enfants de la Plage », initié par Médias Ebène en 2019 à Lomé. Cet accord inclut également une nouvelle collaboration sur le terrain, effective à partir de 2025, pour le bénéfice des enfants des rues à Lomé. Explications.

Un projet né en 2019 prend une nouvelle dimension

Lancé en janvier 2019, lors du premier séminaire de transfert de connaissances intitulé Lomé1, ce projet concernait initialement une dizaine d’enfants vivant sur la plage, près du quartier de Kodjoviakopé, à quelques dizaines de mètres de la frontière du Ghana. Médias Ebène soutenait la famille d’Haruna et Essenam Gotoechan, leur permettant de libérer du temps pour des visites et un repas mensuel. En décembre dernier, 237 repas ont été distribués, démontrant ainsi l’ampleur croissante du projet.

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14 décembre 2024, 237 repas ont été donnés à la plage de Lomé

Une collaboration stratégique pour maximiser l’impact

Cependant, la prise en charge d’enfants de la rue ne rentrant pas dans les objectifs de l’association Médias Ebène, qui s’est spécialisée dans « l’aide au développement de médias en francophonie africaine », celle-ci a déposé une demande d’autorisation pour délivrer des reçus fiscaux. Dans ce contexte, Médias Ebène s’est rapprochée du CSEL à Paris en 2024, pour demander s’ils pouvaient recevoir des dons en faveur des enfants et les rediriger vers l’association gérant le travail sur le terrain à Lomé. Un accord a été signé le 1er décembre, permettant un premier échange d’expériences fructueux. Il est à noter que le CSEL délivre déjà des reçus fiscaux pour les résidents français.

Gérard Yovo, coordinateur du CAJED et les enfants du foyer

Évaluation du travail sur le terrain : Une synergie évidente

Les retombées sur le terrain sont très positives. Le CSEL finance le « Comité d’Aide aux Jeunes en Difficulté » (CAJED), créé en 1996 à Lomé, qui se concentre principalement sur les jeunes « de la rue ». Le CAJED dispose de deux centres de prise en charge, dont un foyer, et réalise des maraudes ainsi qu’un travail social important, y compris auprès des familles des enfants lorsque celles-ci existent. Lors d’une récente visite, les envoyés de Médias Ebène ont pu évaluer la qualité du travail effectué et identifier de nombreuses synergies potentielles avec le projet « Les Enfants de la Plage ». Messieurs Yovo pour le CAJED et Gotoechan pour « Les Enfants de la Plage » ont mutuellement apprécié leurs actions et reconnu les valeurs humanitaires communes à leurs interventions.

À gauche Gérard Yovo coordinateur du CAJED et Haruna Gotoechan coordinateur des « Enfants de la Plage ».

Nouveaux bénéfices pour les donateurs

Pour les donateurs actuels de Médias Ebène spécifiquement engagés pour « Les Enfants de la Plage », il est nécessaire de mettre à jour les coordonnées bancaires (merci de bien vouloir les demander ici) Les dons seront désormais dirigés vers le CSEL à Paris, qui les transférera à Lomé. Les donateurs français bénéficieront ainsi d’un reçu fiscal pour les dons effectués en 2025. Malheureusement, cette défiscalisation n’est pas possible pour les donateurs suisses. Médias Ebène se réjouit de cette évolution, en particulier des synergies importantes qui se dégagent tant en Europe qu’au Togo. La situation des enfants de Lomé se dégradant, cette mise en commun des énergies est tout à leur bénéfice.

En savoir plus sur le Comité de Soutien à l’Enfance de Lomé » (CSEL)

En savoir plus sur le Comité d’Aide aux Jeunes en Difficulté (CAJED)

Demander les coordonnées bancaires du CSEL (formulaires)

La capitale du Bénin Porto-Novo accueillera une formation dédiée au renforcement des capacités des médias chrétiens béninois en nouvelles technologies. Dans le cadre de sa mission de soutien aux médias chrétiens en Afrique francophone, le Forum des Médias Chrétiens d’Afrique Francophone (FOMECAF), en partenariat avec Médias Ébène, organise un événement intitulé « Médias et Nouvelles Technologies ». Cette formation, destinée aux acteurs des médias chrétiens béninois, se tiendra du 10 au 12 décembre 2024.

Une immersion de trois jours pour les professionnels des médias

Pendant ces trois jours, les participants — y compris les responsables d’organes de presse, journalistes, animateurs, techniciens audiovisuels et étudiants en audiovisuel — auront l’opportunité d’approfondir leurs connaissances et d’explorer les opportunités offertes par les nouvelles technologies dans le domaine des médias. Cette initiative vise à équiper les acteurs des médias de compétences techniques et d’outils numériques essentiels pour améliorer la diffusion de leurs messages et s’adapter aux exigences de l’ère numérique. Les nouvelles opportunités offertes par l’essor de l’intelligence artificielle seront particulièrement au cœur des débats.

Informations et inscriptions

Les inscriptions sont ouvertes exclusivement aux acteurs des médias béninois. Dans le cadre de son partenariat privilégié avec le FOMECAF, l’association Médias Ébène a délégué deux orateurs sur place : Andrea Luzi, spécialiste en technologies du son, et Emmanuel Ziehli, spécialiste en marketing digital. Cette initiative fait suite à une précédente en mai, où nos experts Christian Gaspoz (techniques FM) et Denis Steffen (radio) ont formé environ soixante-dix personnes à Lomé, la capitale du Togo.

Téléphone : (+229) 40 57 15 93
Courriel : fomecafbenin (chez) gmail.com

Andrea Luzi mécanicien-électronicien spécialisé dans les techniques du son
Dr. Augustin Ahoga pasteur en retraire, économiste et théologie,
Emmanuel Ziehli pionnier de l'Internet, spécialiste en marketing digital et IA
Jonathan Darboux
Néhémie Kpétéré Temple universitaire du Bénin, ministère radio de la SIM
Romanic Jessous HAAC Bénin

Ce travail essentiel a été confié à la talentueuse graphiste togolaise Abigaïl Hodor et a nécessité deux mois de réalisation.

Le logo de Média Ébène, destiné aux médias africains, est une représentation visuelle distinctive. Composé de quatre demi-cercles superposés, il forme un arc-en-ciel rappelant les symboles de connexion Wi-Fi et Bluetooth, illustrant la connectivité et le transfert de données, essentiels dans les médias.

Le demi-cercle supérieur, jaune, commence à la base de l’arc et se termine par une petite forme ronde orange, symbolisant le début de la diffusion et la transmission d’informations, incarnant la diversité et la richesse culturelle de l’Afrique. Les couleurs jaune et orange, dynamiques, évoquent l’énergie et la vivacité des médias africains, en constante évolution.

Les deux demi-cercles suivants, orange et jaune, s’arrêtent à mi-chemin, représentant les étapes du processus de communication et la diversité des voix dans les médias africains. Chaque acteur y apporte sa contribution unique.

Le quatrième demi-cercle, jaune, se termine par une forme carrée orange, symbolisant la stabilité et la solidité des médias africains, ancrés dans leurs valeurs et traditions tout en étant ouverts à l’innovation. La forme carrée contraste avec les courbes des demi-cercles, évoquant la structure et l’organisation, cruciales pour la crédibilité des médias.

À côté de ce design, le nom « Média Ébène » est inscrit en majuscules et en brun, ajoutant une touche de sophistication et de sérieux. Le brun, associé à la terre et aux racines, rappelle l’attachement aux traditions et à l’identité culturelle.

Ce logo incarne la mission de Média Ébène : connecter, informer et inspirer les médias africains. Par son apparence simple mais significative, il offre une représentation moderne et inclusive de la communication en Afrique, où tradition et innovation se rejoignent pour créer un paysage médiatique riche et vibrant.

En mars 2024, « Radio Réveil France » et « Radios Ébène Développement » ont fusionné pour créer « Médias Ébène », une nouvelle entité dédiée au soutien et au développement des médias chrétiens en Afrique francophone. Basée à Pontarlier, elle hérite de riches histoires et expertises complémentaires. Avec une trentaine de membres actifs, un conseil d’administration de six personnes et un bureau exécutif de trois membres, « Médias Ébène » poursuit la mission de ses prédécesseurs. Depuis 2019, les deux associations ont collaboré étroitement, notamment lors du premier séminaire de Lomé, et ont contribué à la création du FOMECAF, regroupant 129 médias dans 13 pays.

Joyce Meyer Ministries, une organisation internationale dédiée à l’enseignement biblique et au développement personnel, a récemment conclu un partenariat stratégique avec le FOMECAF (Forum des Médias Chrétiens d’Afrique Francophone). Grâce à cet accord, des méditations inspirantes en français seront diffusées sur plus d’une centaine de radios dans 13 pays d’Afrique francophone.

Le 31 août 2024, Joyce Meyer Ministries et le FOMECAF (Forum des Médias Chrétiens d’Afrique Francophone) ont signé un accord pour diffuser des méditations en français sur plus de 100 radios dans 13 pays d’Afrique francophone. Joyce Meyer Ministries, une organisation internationale dédiée à l’enseignement biblique et au développement personnel, espère ainsi étendre son influence en Afrique francophone. Le FOMECAF, quant à lui, propose un premier ensemble de 365 méditations d’une minute, suivies de 365 autres, enrichissant ainsi son offre de diffusion qui inclut déjà des productions locales et internationales.

Michaël Foucault, coordinateur francophone de Joyce Meyer Ministries, exprime la joie et l’honneur de contribuer à la diffusion de l’Évangile en français en Afrique, soulignant l’importance de la radio dans l’histoire du ministère de Joyce Meyer. Olivia Beugré, cheffe du bureau exécutif du FOMECAF, voit ce partenariat comme un grand pas vers l’unité du corps du Christ et remercie Joyce Meyer Ministries pour leur confiance.

L’émission, réalisée par Phare FM à Mulhouse, garantit une qualité exceptionnelle. Joyce Meyer espère que ce partenariat ouvrira la voie à d’autres collaborations fructueuses.

Le FOMECAF, créé en 2019, regroupe plus d’une centaine de médias chrétiens en Afrique francophone et vise à promouvoir des contenus chrétiens holistiques. Joyce Meyer Ministries France, basé à Fenton, Missouri, propose des ressources variées pour aider les gens à grandir spirituellement, avec une présence notable en France et dans les pays francophones.

« Nous attendons énormément des médias confessionnels dans la formation de la jeunesse », a déclaré Franck Missité, chef de cabinet du ministre de la communication et des médias du Togo. Il intervenait le lundi 22 novembre lors de l’inauguration de la quatrième édition des rencontres de Lomé, organisées par le FOMECAF (Forum des médias chrétiens d’Afrique francophone).

Les médias confessionnels davantage à la rencontre de tous les citoyens

« Les médias confessionnels devraient davantage aller à la rencontre de tous les citoyens avec des thématiques qui ne sont pas 100 pour cent religieuse, a jouté ce journaliste de formation. Il faut savoir varier le propos. 75 pour cent de prière et de prédication, c’est suffisant. 25 pour cent de culture et de formation éthique et morale, ce serait bien ! »

Cette édition des rencontres de Lomé abordera le thème « Médias & fracture générationnelle » avec comme orateur principal Abdoulaye Sangho, directeur de Transworld Radio d’Afrique de l’Ouest et Centrale (TWR). Une cinquantaine de représentants des médias chrétiens d’Afrique francophone, Cameroun, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Côte-d’Ivoire, RDC, Rwanda… ont fait le déplacement pour la semaine de formation. Une centaine de personnes sont par ailleurs inscrites pour la suivre en ligne.

« Médias, faites de la place aux jeunes ! »

« 64 pour cent de la population d’Afrique de l’Ouest a moins de 24 ans, a lancé Emmanuel Ziehli, le président de Radio Réveil France, et nos médias ne parlent pas le langage des jeunes. De plus, nous ne traitons pas des sujets qui les intéressent. Soyons des modèles de transition générationnelle », a-t-il encore martelé. En conséquence, il a demandé aux responsables de radio de faire de la place aux plus jeunes dans leur programmation et parmi leurs journalistes et animateurs.

Emmanuel Ziehli a encore cité en exemple pour leur dynamisme le CICERI, le Centre international chrétien d’étude, de recherche et d’information à Lomé qui, grâce à une équipe de jeunes entre 18 et 30 ans, organise chaque année dans la transparence les séminaires de Lomé.

Outre Abdoulaye Sangho, orateur principal, Juliette Kpessou, animatrice à Radio Hosanna au Bénin, Olivia Adiko, rédactrice en cheffe de la Radio La voix de l’espérance à Abidjan, Etienne Kiemdé, directeur de Radio Evangile et développement au Burkina Faso, Illia Djadi, chargé des relations africaines de l’ONG Portes ouvertes, Alphonse Teyabé, consultant en médias au Cameroun prendront la parole.

Des rencontres lancées par Radio Réveil

Les rencontres « Lomé » ont vu le jour en janvier 2019. Elles offrent aux acteurs des médias chrétiens d’Afrique francophone l’occasion de se former pendant une semaine et de réseauter pour développer une dynamique d’échanges entre acteurs de différents pays.

En janvier 2019, l’association Radio Réveil en Suisse, qui produit des émissions radiophoniques pour toute la francophonie, décide à l’occasion de ses 70 ans de convier ses partenaires radio en Afrique à une session de formation à Lomé. Une centaine de personnes prennent part à l’événement et signent la Déclaration de Lomé. Les signataires s’engagent à renoncer à la concurrence entre radios évangéliques ainsi que protestantes, et à mettre des ressources en commun pour améliorer la qualité de leurs programmes. (c)

Le site du FOMECAF avec le programme de Lomé 4.

https://medias.africa/lome4

Le Leadership du FOMECAF a le plaisir d’informer les acteurs de médias chrétiens d’Afrique francophone de la tenue d’un séminaire décentralisé dénommé OUAGA 2023 du 30 octobre au 03 novembre 2023 à Ouagadougou au Burkina Faso.

Dans le but de rapprocher de plus en plus ses actions des pays sympathisants et de soutenir plus efficacement le travail au plan national, le Forum organise, cette année, avec la complicité de Radio Réveil, une rencontre décentralisée dans la capitale du Burkina Faso, l’un des théâtres actuels de conflit dans la sous-région.

Placé sous le thème : Médias, outils de paix dans un monde en conflit – OUAGA 2023, ce séminaire fait suite au souhait ardent du FOMECAF d’outiller et de responsabiliser les acteurs de médias chrétiens dans un rôle de prévention et d’apaisement des conflits sur le continent à travers leur plan d’actions.

Les participants à OUAGA 2023 viendront essentiellement des pays voisins du Burkina Faso, le pays organisateur. Il s’agit notamment du Benin, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger puis du Togo.

Les leaders du Forum des Médias Chrétiens d’Afrique Francophone exhorte de ce fait les acteurs de médias à continuer d’exploiter les outils déjà mis à leur disposition et toujours disponibles sur les canaux officiels de l’organisation :

Medias Africa : https://medias.africa/tv/
YouTube : https://www.youtube.com/@fomecaf6161
Facebook : https://www.facebook.com/fomecaf
Toutes les voix du FOMECAF s’accordent pour inviter les uns et les autres à continuer de prier et de s’unir d’intention pour la réussite de cette rencontre.

Pour ce qui est des acteurs des pays d’Afrique Centrale et de l’Est, rappel leur est fait que des séminaires sont en préparation et que très bientôt, ils auront eux également l’opportunité d’abriter les assises du Forum.

Confiant de votre intérêt intact et renouvelé aux différentes initiatives portées par le FOMECAF, nous souhaitons à chacun et à tous une très bonne suite.

A très vite pour des retrouvailles toujours aussi édifiantes et inspirantes !