Afrique francophone

L’Afrique francophone désigne tous les États d’Afrique ayant la langue française en partage. Cela inclut plus de 18 pays contigus où le français est utilisé comme langue officielle et/ou véhiculaire. Ces pays s’étendent sur un immense territoire, représentant près de la moitié du continent africain, soit environ 5000 kilomètres du nord au sud et environ 4000 kilomètres d’est en ouest (de Tanger au nord du Maroc à Lubumbashi au sud de la RDC). En 2018, on estimait à environ 140 millions le nombre de francophones africains dans 31 pays et territoires d’Afrique francophone. Le français est arrivé en Afrique avec la colonisation par la France et la Belgique, et ces francophones d’Afrique forment maintenant la partie la plus importante de la Francophonie. N’hésitez pas si vous avez besoin d’autres informations ! 😊

Dernière étape de notre mission de plusieurs jours au Togo : la ville de Notsé, située à 100 km au nord de la capitale, Lomé. C’est ici que nous sommes allés à la rencontre des équipes de la radio Moisson Finale.

Au plus près des équipes et des auditeurs Cette visite de terrain a été l’occasion d’échanges riches et constructifs. Nous avons pu nous entretenir avec la direction et les équipes techniques et journalistiques qui font vivre la station au quotidien.

Afin de mieux mesurer l’impact de la radio dans la région, nous avons également réuni un panel d’auditeurs. Leurs témoignages précieux nous ont permis de comprendre concrètement le rôle essentiel que joue Moisson Finale dans leur vie de tous les jours.

Un soutien concret pour l’avenir Pour saluer le travail accompli et encourager les équipes à poursuivre leur développement, nous n’allions pas repartir les mains vides : nous avons eu la joie de leur remettre du matériel de studio. Un petit coup de pouce technique pour continuer à produire des émissions de qualité !

Au cœur de la région centrale du Togo, la ville de Sokodé se distingue par son identité forte : carrefour commercial majeur, elle est aussi l’un des principaux foyers de l’islam dans le pays. C’est dans ce contexte géographique et religieux singulier que la délégation du FOMECAF et de Médias Ébène a fait escale pour soutenir Radio Albarka.

Accueillis avec une chaleur exceptionnelle par Elisabeth Koudjoukalo, directrice de la station, et toute son équipe (journalistes, techniciens), les émissaires ont pu constater la résilience de ce média. Évoluant dans un paysage radiophonique dominé par des stations confessionnelles musulmanes, Albarka s’impose par la qualité de ses programmes et son message de paix.

Le quotidien de la radio reste cependant un combat. Entre un approvisionnement électrique capricieux et le poids des taxes de diffusion, les obstacles sont nombreux. Pourtant, grâce à la gestion rigoureuse et visionnaire d’Elisabeth, la station tient bon. Pour soutenir cet élan, la délégation a procédé à la remise d’une nouvelle table de mixage, équipement vital pour moderniser le studio et assurer la pérennité des émissions.

Radio Albarka prouve qu’avec de la détermination et une gestion saine, un média chrétien peut non seulement survivre, mais rayonner durablement en Afrique francophone.

Une délégation du FOMECAF et de Médias Ébène a effectué une visite stratégique à Radio Réveil à Bassar (Togo). Si l’émotion liée à la disparition du fondateur reste présente, l’objectif était résolument tourné vers l’avenir et la pérennité de cet outil de communication essentiel.

Le point fort de cette mission a été le renforcement matériel de la station. Un don crucial, notamment une nouvelle table de mixage, a été remis à l’équipe technique. Cet équipement moderne vise à garantir une meilleure qualité de diffusion et à sécuriser la continuité du signal pour les auditeurs de la région.

Parallèlement, une évaluation approfondie de la « santé » de la radio a été menée. Les experts ont analysé la grille de programmation et la qualité des contenus. Le constat est encourageant : la radio jouit d’une vitalité sociale exceptionnelle. Le témoignage d’un enseignant musulman, désormais contributeur régulier aux programmes, illustre parfaitement la réussite éditoriale de la station : elle a su devenir un média citoyen et inclusif.

Cette visite technique et humaine confirme que Radio Réveil, malgré les épreuves, dispose des atouts nécessaires pour poursuivre sa mission de service et de cohésion au Togo.

Pontarlier, le 9 février 2026 – À l’initiative du FOMECAF (Forum des Médias Chrétiens d’Afrique Francophone), et à l’occasion de la Journée Mondiale de la Radio, un webinar exceptionnel se tiendra le vendredi 13 février. Ce rendez-vous stratégique réunira les acteurs majeurs de la radiodiffusion pour explorer une thématique d’actualité : « L’IA, un levier de développement pour la radio de proximité. »

L’IA : Un assistant, pas un remplaçant
Loin des craintes d’un remplacement des journalistes par des robots, cette conférence vise à démontrer comment l’Intelligence Artificielle (IA) peut devenir un allié stratégique pour les stations africaines. Face aux défis techniques, financiers et d’infrastructure, l’IA offre des solutions concrètes pour libérer du temps éditorial et améliorer la qualité sonore.

Deux experts pour une vision à 360°
Pour guider cette réflexion, le FOMECAF réunit deux regards complémentaires :

Jonathan Darboux (Bénin) : Spécialiste des solutions technologiques en contexte africain. Il détaillera les outils permettant d’optimiser la production, même avec une faible bande passante.
Emmanuel Ziehli (Suisse) : Expert international en médias. Il apportera son éclairage sur la préservation de l’éthique et de la chaleur humaine. Il reviendra notamment sur l’expérience de la radio suisse Couleur 3, illustrant pourquoi la responsabilité éditoriale et légale doit impérativement rester humaine.

« L’IA ne doit pas être vue comme un outil d’importation occidentale, mais comme une opportunité de mieux servir les auditeurs locaux en transformant la voix en texte et le bruit en son cristallin », souligne Mawuéna Abotchi le secrétaire permanent du FOMECAF, organisateur de l’évènement.

Au programme non exhaustif : Des solutions concrètes pour le terrain
Le webinar sera rythmé par des cas pratiques adaptés aux réalités des radios africaines :

Transcription : Pour transformer les émissions en articles web ou archiver le patrimoine oral sans saisie manuelle fastidieuse.

Élaboration des nouvelles locales : L’IA comme assistant pour structurer les brèves de proximité et hiérarchiser l’information collectée sur le terrain.

Aide technique sur les pannes : Utiliser des modèles d’IA pour diagnostiquer des problèmes matériels (émetteurs, consoles) quand l’ingénieur n’est pas sur place.

Traduction : Passer du français aux langues nationales/locales pour renforcer l’ancrage communautaire de la station.

Informations pratiques
Date : Vendredi 13 février 2026
Heure : 14h00 GMT
Lieu : En ligne (Webinar)
Inscription gratuite : https://bit.ly/4rKu5UF

Contact Presse : FOMECAF Mawuéna Abotchi, Secrétaire permanent fomecaf@gmail.com
WhatsApp : +228 92 48 20 78

Le rayonnement de Médias Ébène s’articule autour de deux piliers stratégiques :

  • La formation : À l’image de notre récent séminaire national à Abidjan (Côte d’Ivoire), nous renforçons les compétences des acteurs de la communication.
  • L’appui technique et logistique : Nous soutenons les radios confessionnelles d’Afrique francophone par l’envoi de matériel spécialisé.

Fin 2025, un conteneur chargé d’équipements studio et FM a été réceptionné à Lomé. Dans la foulée, nos équipes ont sillonné le nord du Togo pour accompagner quatre radios partenaires de la FOMECAF. Découvrez en images notre première étape à la Radio Missionnaire de Kara.

ABIDJAN, le 1er février 2026 – Le rideau est tombé sur un événement charnière pour le paysage médiatique confessionnel. Après trois jours d’échanges intenses au Centre de Formation et de Communication Audiovisuelle (CEFCA), le Forum des Médias Chrétiens d’Afrique Francophone (FOMECAF) a clôturé son séminaire national. Placé sous le thème « Résilience et responsabilité des médias chrétiens face au radicalisme », ce rendez-vous stratégique a tenu toutes ses promesses en matière de mobilisation et d’expertise professionnelle.

Une mobilisation nationale d’envergure

Le séminaire a confirmé l’ancrage territorial du FOMECAF avec des chiffres qui témoignent de l’urgence des enjeux traités :

  • 57 participants (dont 13 femmes et 44 hommes) issus de 24 médias chrétiens.
  • 7 villes de Côte d’Ivoire mobilisées : Abidjan, Abengourou, Bouaké, Yamoussoukro, Aboisso, Korhogo et Bonoua.

7 formateurs alliant expertise nationale et internationale pour encadrer les travaux.

Des voix fortes pour une mission de paix

L’engagement du FOMECAF pour une paix durable a été porté par des interventions de haut niveau. L’ouverture officielle a été marquée par la présence de Mme Odette N’Zi, Troisième Adjointe au Maire de Cocody, représentant le Maire Jean-Marc Yacé.

  • Les leaders du secteur ont réaffirmé leur vision commune lors des sessions :
  • Mme Olivia Beugré, Présidente du Bureau du FOMECAF.
  • M. Emmanuel Ziehli, Président de Médias Ébène et partenaire principal de l’événement.
  • Pr Abdoulaye Sangho, Président du Comité d’Organisation.
  • M. Germain Coulibaly, Directeur Général du CEFCA.

L’orateur principal, Illia Djadi, analyste à l’ONG Portes Ouvertes, a captivé l’auditoire par son analyse de la montée de l’extrémisme au Sahel, soulignant la responsabilité cruciale des médias chrétiens dans la prévention de la radicalisation.

Des ateliers pratiques orientés vers l’action

Quatre pôles de formation ont permis de transformer les enseignements théoriques en compétences concrètes :

  • Management des médias : Stratégies de recherche de financements, avec Denis Steffen.
  • Journalisme & IA : Lutte contre la désinformation et intégration de l’intelligence artificielle, avec Emmanuel Ziehli, Mawuéna Abotchi et Joël Kokou Djagbavi.
  • Technique de son : Captation et optimisation sonore, sous la direction d’Andrea Luzi.
  • Diffusion FM : Maîtrise technique et qualité de la radiodiffusion, avec Honoré Chabi Boni.

Une nouvelle feuille de route pour les communicateurs

Les travaux ont abouti à des recommandations stratégiques pour l’avenir des médias confessionnels en Côte d’Ivoire :

  • Unité d’action : Création de plateformes numériques pour favoriser une action concertée entre professionnels.
  • Virage technologique : Intégration responsable de l’IA et développement stratégique des podcasts pour élargir l’audience.
  • Éthique et vigilance : Un engagement renforcé contre les discours de haine et la désinformation.

« Abidjan 2026 n’est pas qu’une simple clôture, c’est la consolidation d’une communauté de communicateurs déterminés à faire de chaque micro et de chaque plume un instrument de cohésion sociale et de stabilité pour la nation. »

Grâce à vous, 2025 marque un tournant où vitalité missionnaire et logistique se sont conjuguées pour servir l’Évangile. Votre soutien a déployé notre action sur deux fronts : une veille technique constante et une présence stratégique sur le terrain.

Depuis notre base, le lien ne s’est jamais rompu. Avec plus de 2000 messages et 1000 appels, nous avons épaulé plus de 50 contacts. Pannes résolues et conseils en temps réel ont soutenu des stations du Burkina Faso jusqu’aux confins de la RDC. Votre aide transforme ce support technique en bouée de sauvetage pour ces radios isolées, garantissant que la voix de l’Évangile ne s’éteigne pas faute de maintenance.

Sur le terrain, l’impact est tangible. Nos missions nous ont menés de la conférence de Kigali (180 acteurs clés) aux réalités du Congo et du Niger venus au Rwanda. Point saillant en ce mois de décembre : notre présence à Lomé. Au-delà du séminaire éditorial, 6 visites de radios, l’arrivée d’un conteneur de matériel audio constitue une avancée majeure. Ce trésor technique, don d’une grande radio commerciale française, équipera une vingtaine de radios.

Légende: de gauche à droite Christian Gaspoz Médias Ébène, Sabine Mussard de Fréquence Oasis La Réunion, Emmanuel Ziehli et Denis Steffen de Médias Ébène lors du séminaire de Kigali, novembre 2025.

Les fruits de cette collaboration sont concrets : 50 techniciens formés à la maintenance et 200 producteurs outillés pour mieux proclamer la Parole. Nous avons aussi accompagné l’émergence de nouveaux projets, de la Guinée au Tchad, répondant à l’appel de zones encore en « silence radio ». Au-delà des chiffres, la vie jaillit : à Bukavu, la radio réhabilitée reprend sa mission ; en Centrafrique, un chef de chantier a trouvé la foi à l’écoute de Radio Sinaï.

Chaque boulon serré est une victoire spirituelle partagée avec vous. Merci de permettre à des millions d’âmes d’entendre la Bonne-Nouvelle.

C’est à Kigali, Rwanda, que le bureau de Médias Ebène a participé en octobre dernier au séminaire continental « Africa by Radio » (AbR), l’équivalent anglophone du Forum des médias chrétiens d’Afrique francophone (FOMECAF), lancé par notre association en 2019. Nous y avons joué un rôle central dans l’organisation, l’invitation d’acteurs clés, et l’animation de panels.

Le choix du Rwanda, voisin de l’Est du Congo, a permis d’accueillir des participants venus d’Ituri, du Nord et du Sud Kivu. Ces provinces sont violemment secouées par des groupes armés rebelles (M23, ADF), où l’insécurité et la radicalité menacent la paix et l’expression démocratique. Les conséquences sont lourdes : déplacements massifs et violations des droits humains.

Pourtant, au cœur de ce tumulte, les radios chrétiennes continuent de faire office de phares d’espoir et de résilience. Trois radios congolaises incarnent cette lumière et étaient présentes à Kigali : Radio Télé Réconciliation de Nyankunde (avec Jean-Luc Simabalayo), Radio Sola Deo Gloria de Bunyakiri (avec Floribert Kikwabantu) et Radio Ebène de Bukavu Chaï (avec Blaise Wemba).

Jean-Luc Simabalayo, d’Ituri, avait déjà été honoré du Prix François Sergy lors du FOMECAF 2020 à Lomé pour son projet de « radio intégrale ». slus récemment, Sa station a survécu en trouvant des compromis avec des groupes armés. Son témoignage est poignant : il a reçu des hommes à la radio sachant qu’ils avaient commis des meurtres le matin même.

En cette fin d’année, l’association souhaite saluer ces véritables héros, porteurs des valeurs du Royaume de Dieu (justice, paix, foi, dévouement). Leur engagement inspire, car leurs ondes transportent un message de lumière là où l’obscurité règne.

À Kigali, nous avons également eu la joie de retrouver des amis du Niger et du Mali, dont la situation demeure tout aussi précaire. À tous ces artisans de la paix et messagers de la bonne nouvelle, nous adressons notre gratitude et nos prières.

Abidjan, Côte d’Ivoire – Le paysage médiatique confessionnel d’Afrique francophone s’apprête à vivre un temps fort fin janvier 2026. Le Forum des Médias Chrétiens d’Afrique Francophone (FOMECAF) tiendra son Séminaire national à Abidjan, avec le soutien actif de Médias Ébène. L’organisation suisse, après une année 2025 dédiée à l’équipement technique, inaugure 2026 sous le signe de la montée en compétences et du renforcement des liens.

C’est un rendez-vous stratégique qui se dessine dans l’enceinte du CEFCA à Abidjan. Du 28 au 30 janvier 2026, décideurs et professionnels de l’information se réuniront autour d’une thématique centrale : « Résilience et responsabilité : le rôle stratégique des médias chrétiens d’Afrique francophone dans la lutte contre le radicalisme, la promotion de la paix et le renforcement de la cohésion sociale ».

De l’équipement à la formation : le tournant de 2026

Pour Médias Ébène, ce séminaire marque une évolution significative de son action sur le continent. Après avoir consacré l’année 2025 à de nombreuses interventions techniques — équipement, réparation et installation de radios — l’organisation entame cette nouvelle année en mettant l’accent sur le capital humain.

L’objectif est clair : renforcer les capacités des acteurs locaux et tisser des liens solides entre les différentes stations. « Médias Ebène salue l’initiative du FOMECAF et se réjouit qu’un impact probant puisse se faire au bénéfice des médias confessionnels ivoiriens », indique l’organisation, confirmant sa volonté de participer à l’essor d’une presse crédible et responsable.

Une expertise internationale au service des ateliers

Pour concrétiser cet engagement, Médias Ébène dépêche à Abidjan une délégation de trois experts chevronnés qui animeront des ateliers techniques l’après-midi, complétant les sessions plénières matinales réservées aux décideurs. Ces interventions cibleront les piliers essentiels d’un média moderne :

Denis Steffen interviendra sur la gestion des contenus, la programmation et l’administration des radios.

Andrea Luzi apportera son expertise sur les technologies de studio et l’optimisation de la qualité sonore.

Emmanuel Ziehli abordera les défis contemporains : le marketing, l’usage de l’Intelligence Artificielle et la recherche de financements.

Un double enjeu : stratégique et opérationnel

Le séminaire, structuré par le FOMECAF, vise à répondre à deux besoins distincts. Les matinées seront consacrées aux décideurs (promoteurs, directeurs, responsables marketing) pour traiter des enjeux macrostratégiques : modèles économiques viables, régulation et défis du secteur.

Les après-midi, place au terrain. Les professionnels de métier (journalistes, animateurs, techniciens) bénéficieront d’ateliers pratiques pour affûter leurs compétences. Cette approche duale vise à améliorer la qualité éditoriale, technique et managériale des organes de presse.

À travers cet événement, le FOMECAF et Médias Ébène réaffirment une mission commune : structurer et connecter les médias chrétiens pour qu’ils demeurent des vecteurs de stabilité sociale, de paix et de « vivre-ensemble » en Afrique francophone.

C’est avec une profonde émotion que nous apprenons, en ce début d’année, le rappel à Dieu de notre cher ami et frère, Albert Watto.

Figure emblématique de notre mission, Albert a servi avec dévouement en tant que membre du Conseil d’administration de Radios Ébène Développement, l’une des entités fondatrices de Médias Ébène. La reconnaissance de son engagement indéfectible devait être solennellement actée lors de notre Assemblée Générale du 15 mars prochain, date à laquelle il devait être nommé Président d’honneur de notre association.

Pionnier et artisan infatigable du soutien aux médias chrétiens en Afrique francophone, nous lui devons un héritage précieux. Dès 1977, aux côtés de Charles Guillot, il initiait des formats d’émissions holistiques et novateurs, spécifiquement pensés pour s’incarner dans la réalité des auditeurs africains.

Pour honorer sa mémoire et son œuvre, nous republions aujourd’hui le témoignage écrit par Charles Guillot sur son ami et compagnon de route. Ce document est disponible en intégralité au format PDF au bas de cette page.

Arrivé en France en janvier 1976 après avoir été instituteur au Congo-Kinshasa (Zaire), Djamba Albert Watto est animé par la volonté de servir le Seigneur. Il s’intègre rapidement aux réseaux missionnaires, fréquentant l’église évangélique de Nation aux côtés d’Alain Choiquier et collaborant avec les équipes de Radio Cordac.

Collaboration et amitié avec Charles Guillot

Sa rencontre déterminante avec Charles Guillot en 1977, lors de la Convention Chrétienne des Cévennes, aboutit à une collaboration fructueuse. Ils conçoivent d’abord « Radios Villages », un projet novateur visant à toucher les populations rurales par des contes, de la musique et des thèmes pratiques. Cependant, ce projet échoue face au conservatisme de l’époque, qui refuse les programmes ne consistant pas en de stricts exposés bibliques.

Loin de renoncer, ils lancent « Le défi de l’Afrique », produit par TWR. Ce programme se distingue par son approche humaniste : ne pouvant distribuer de l’aide matérielle, l’émission offre conseils et directives aux auditeurs démunis. Enregistré pendant cinq ans entre une église baptiste parisienne et les studios de Monaco, le programme est diffusé par plus de 50 émetteurs. Le succès repose sur le concept d’un « Africain qui parle aux Africains », utilisant proverbes et saynètes pour ancrer le message biblique dans la réalité culturelle.

Albert Watto, formateur

Sur le plan de la formation, Watto identifie un besoin crucial chez les pasteurs des églises issues de l’immigration : le manque de bagage théologique. Il crée alors le DEPAF (Département Africain de Missiologie) à l’Institut Biblique de Nogent-sur-Marne. Pendant 17 ans, cette structure dispense des cours le samedi pour professionnaliser le ministère pastoral. Cette vision évolue ensuite avec la création de l’Institut Baptiste Afro Caribéen (IBAC) au Blanc-Mesnil, fondé avec le pasteur Luc Saint Louis.

De gauche à droite: Mawuena Abotchi et Juliette Kpessou membres du Leadership de FOMECAF, Albert Watto et son fils Odingha, août 2024 lors de la Conférence internationale de l’entente et Coordination des Œuvres Chrétiennes (ECOC) à Cotonou.

Enfin, pour unifier ces communautés dispersées, il met en place l’ECOCE (Entente et Coordination des Œuvres Chrétiennes), qui fédère aujourd’hui 70 églises dans une fraternité spirituelle. Son engagement se poursuit également en tant que vice-président du conseil d’administration de Radios Ebène Développement.

Lire le témoignage de Charles Guillot au sujet d’Albert Watto (PDF) :